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OGM dans notre alimentation : où sont-ils et faut-il se méfier ?

OGM dans notre alimentation : où sont-ils et faut-il se méfier ?

Écrit par les experts Ooreka
OGM dans notre alimentation : où sont-ils et faut-il se méfier ?

La production d'organismes génétiquement modifiés ne cesse de croître depuis une vingtaine d'années. Des plantes, capables de résister aux insectes ravageurs ou de supporter des traitements herbicides, se retrouvent dans l'alimentation animale et humaine.

Si ces produits suscitent la méfiance du consommateur, il n'est pas toujours facile de les éviter. Découvrons pourquoi !

Qu'est-ce qu'un OGM ?

Le sigle OGM signifie "Organisme Génétiquement Modifié" : il s'agit d'une espèce animale, végétale ou de bactérie, qui comporte dans son patrimoine génétique une petite portion d'ADN issue d'une autre espèce. L'être vivant qui en résulte a donc été transformé par intervention humaine, et n'aurait pu exister spontanément dans la nature.

Des variétés dotées de nouvelles capacités

L'objectif recherché est de conférer de nouvelles propriétés. Par exemple :

  • Le maïs transgénique MON 810 est capable de se défendre contre des insectes ravageurs parce qu'il fabrique un produit insecticide. Il fait partie des plantes « Bt », avec d'autres variétés de maïs et de coton. Elles sont ainsi dénommées car elles renferment des gènes issus d'une bactérie présente dans le sol, Bacillus thuringiensis, qui produit des toxines destinées à détruire les papillons, les scarabées, les mouches...
  • Le soja Roundup-Ready® résiste au Roundup®, un herbicide à base de glyphosate. Les OGM résistants aux herbicides permettent aux agriculteurs de détruire les végétaux qui poussent dans les champs, à l'exception de la plante OGM cultivée.
  • Le saumon transgénique, crée par l'entreprise AquaBounty, pourrait être le premier animal transgénique autorisé à la consommation humaine. Capable de se développer toute l'année dans une eau froide, grâce à deux gènes empruntés à d'autres espèces de poisson, il atteint sa taille adulte deux fois plus rapidement que ses cousins sauvages.

La production d'OGM

La production d'OGM à l'échelle mondiale progresse chaque année. En 2013, 175,2 millions d'hectares ont été cultivés dans 27 pays :

  • Les principaux producteurs sont les États-Unis, le Brésil, l'Argentine et l'Inde.
  • La production d'OGM est assez marginale en Europe et assurée à 90 % par l'Espagne, avec 136 962 hectares cultivés. Une seule variété d'OGM est concernée : le maïs MON 810.

À noter : aucune culture OGM n'est actuellement pratiquée en France.

Des OGM directement dans nos assiettes ?

Si l'Europe cultive peu d'OGM, elle en importe en revanche : 51 variétés de plantes OGM peuvent ainsi entrer sur le territoire. Il s'agit principalement de maïs, mais également de soja, colza, coton...

Le seul aliment autorisé pour une consommation directe par l'Homme est le maïs doux. Mais peu de risque de le croiser : les magasins ne le proposent pas aux consommateurs.

Des produits dérivés d'OGM

On peut retrouver dans notre alimentation des produits fabriqués à partir d'OGM :

  • Des ingrédients issus du maïs : huile, farine, flocons ou semoule, entrant dans la composition de pains, céréales pour petit déjeuner, biscuits apéritifs, barres de céréales, bière.
    • La fécule et l'amidon de maïs se rencontrent également dans de nombreuses préparations industrielles (plats préparés, charcuterie, aliments pour bébés, pâtisseries, potages...).
    • L'amidon de maïs est aussi utilisé pour fabriquer du produits sucrants : sirop de glucose, du dextrose, des maltodextrines, ajoutés dans de nombreuses recettes.
  • Des ingrédients issus du soja : huile, tofu, yaourt au soja, sauce soja, farine, protéines de soja ajoutées par exemple aux plats cuisinés, aux aliments pour bébé.
  • De l'huile de colza.
  • Du sucre issu de betterave.
  • Des additifs dérivés du maïs (E 150, E 315, E 316, E 420, E421, E 575, E 953, E 965, E 966, E 967, E 1404, E 1410, E 1412 à E 1414, E 1420, E 1422, E 1440, E1442, E 1450, E1451) et du soja (E 322 et E 479b).

Bon à savoir : la réglementation européenne impose un étiquetage pour les produits qui contiennent plus de 0,9 % d'OGM. En dessous de ce seuil, on considère que leur présence est fortuite et n'a pas d'impact sur la santé des consommateurs.

Un refus des consommateurs

En Europe, seuls une trentaine de produits contiennent des OGM (pop corn, marshmallow, huile de soja...). La plupart des distributeurs, conscients du rejet des consommateurs, les ont retiré de leurs rayons.

En revanche, ils peuvent être utilisés en restauration collective, dans les cantines ou même les restaurants, sans qu'une quelconque information ne soit délivrée.

Des produits issus d'animaux nourris aux OGM

La principale porte d'entrée des OGM dans notre alimentation se produit de manière indirecte. La grande majorité des plantes génétiquement modifiées importées sont en effet destinées à nourrir les animaux d'élevage :

  • Les œufs, la viande, les produits laitiers que nous consommons peuvent donc être issus d'animaux ayant consommé des OGM.
  • Il n'y a aucune obligation de mentionner ce fait sur l'étiquette du produit : le consommateur ne peut donc pas faire sa sélection en fonction de ce critère.
  • Depuis juillet 2012, une mention "nourri sans OGM" peut être apposée sur les produits animaux. Concrètement, elle reste peu utilisée par les marques.
  • Sur les produits de la ruche, la mention "sans OGM dans un rayon de 3 km" peut être utilisée.
  • Le label "Agriculture Biologique" est le seul à certifier le recours à une alimentation non OGM pour les animaux.

Prenez soin de votre capital santé grâce à une alimentation de qualité !




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