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Claude Bernard définit l'homéostasie comme « la capacité que peut avoir un système quelconque à conserver son équilibre de fonctionnement en dépit des contraintes qui lui sont extérieures ». Cette notion est très utilisée en biologie pour décrire l'état d'équilibre des organismes, mais également dans d'autres domaines, comme la psychologie.

Le point sur l'homéostasie dans notre article.

Homéostasie de l'organisme : qu'est-ce que c'est ?

L'homéostasie, dans le domaine biologique, est la régulation naturelle de l'organisme pour maintenir constants les paramètres biologiques du corps humain face aux modifications du milieu extérieur.

L'homéostasie est réglée de façon très complexe par le système nerveux autonome (système végétatif) et les glandes endocrines (hormones), ainsi que par de nombreux paramètres :

  • le rythme cardiaque ;
  • la respiration ;
  • la miction ;
  • la sudation ;
  • la digestion ;
  • la température corporelle ;
  • la composition du sang, de la lymphe, du liquide céphalo-rachidien (liquide contenu dans le cerveau, et au centre de la moelle épinière).

Tous ces paramètres sont eux-mêmes sensibles aux facteurs psychologiques. Par exemple, la faim et la soif nous font manger et boire, et favorisent ainsi des apports pour combler les manques, et réguler le poids corporel.

L'homéostasie désigne ainsi la santé d'un individu. Lorsque l'organisme ne parvient pas à se réguler lui-même, il y a apparition de la maladie.

Exemple d'homéostasie : l'équilibre du sommeil

Homéostasie et rythmes de sommeil sont mêlés : l'homéostasie tente de maintenir l'équilibre entre veille et sommeil.

Au début de sa vie, un bébé dort 12 heures par jour, voire davantage, puis 10 heures vers 5-6 mois, puis 8-9 heures à l'adolescence, et encore moins à l'âge adulte. Au moment de la vieillesse, une sieste en journée diminue les heures de sommeil la nuit.

Quand nous sommes privés de sommeil, nous ne réagissons pas tous de la même manière. Si notre rythme circadien (rythme veille-sommeil dont la période est d'environ 24 heures) est plutôt organisé sur le matin, nous supportons moins bien une nuit blanche que si nous aimons veiller tard le soir.

Les facteurs extérieurs régulent également le sommeil, faisant varier les besoins d'un individu à l'autre et d'un moment à l'autre. Vont intervenir : la lumière, l'exercice physique, les repas, la vie sociale.

Par exemple, nous n'avons pas besoin de la même durée de sommeil si l'on vit le jour ou la nuit.

De plus, la génétique intervient pour réguler notre horloge interne : des gènes contrôlent le rythme du sommeil ; ce sont des gènes d'horloge.

Stress et homéostasie

Le stress est un processus d'adaptation qui permet de fuir ou de faire face à une situation inhabituelle. Cette adaptation nous protège. Elle est une réaction physiologique de l'organisme, c'est-à-dire naturelle.

Trois étapes surviennent :

  • L'alerte : l'organisme détecte un danger pour lui et son équilibre. Les systèmes d'adaptation et de défense s'éveillent et réagissent.
  • La résistance : l'organisme se défend pour retrouver son état d'homéostasie.
  • L'épuisement : l'organisme a épuisé ses capacités de défense. Il est en danger et a besoin de secours.

Chaque être humain a une réaction personnelle au stress. Sa capacité d'adaptation dépend de :

  • ses antécédents ;
  • l'intensité et la répétition des agressions ;
  • sa vie personnelle et professionnelle ;
  • ses expériences ;
  • sa personnalité ;
  • l'environnement, etc.

Homéostasie et psychologie

Dans le domaine de la psychologie, l'homéostasie consiste à maintenir l'équilibre des besoins et leur satisfaction.

Quand les besoins ne sont pas satisfaits, un déséquilibre survient. Quand il y a manque, l'être humain développe une grande énergie pour combler ce manque.

Chez l'homme, il existe une force immense qui lui permet d'évoluer, de s'épanouir, de rechercher une homéostasie dynamique. C'est elle qui l'entraîne à se dépasser.

Mais parfois le système implose car il ne parvient pas à réguler les tensions. La recherche permanente d'équilibre peut devenir inefficace et aboutir à l'inertie.

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