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Au XXIe siècle, nombreux sont les gens qui se tournent vers une approche plus globale du corps humain et de ses symptômes, de ses maladies. En réponse à la médecine allopathique, décriée pour son aspect trop froid, impersonnel et les limites de son action, l'approche holistique de la médecine ne cesse de se développer.

Mais qu'en est-il exactement ? Réponse dans notre article.

Principes de la médecine holistique

Le mot « holistique » est dérivé du grec « holos » qui signifie « entier ».

Une approche holistique des choses consiste à considérer les phénomènes individuels ou particuliers comme faisant partie de la totalité dans laquelle ils s’inscrivent.

Le principe fondamental de l'approche médicale holistique consiste à comprendre l’état de santé ou de déficience d’une personne en fonction des facteurs : physiques, psychologiques, sociaux, écologiques et spirituels.

C'est-à-dire que là où la médecine dite conventionnelle s'attache au dysfonctionnement d'un organe en particulier ou à la seule symptomatologie, la médecine holistique considère l’être humain comme un tout et décompose le corps en plusieurs parties telles que : le corps physique, le corps émotionnel, le corps mental, le corps spirituel.

Applications de la médecine holistique

La médecine holistique est souvent non conventionnelle en ce qu’elle évite souvent les traitements chirurgicaux ou médicamenteux et s'envisage dans un réseau de relations et d'interdépendances.

Les recommandations de cette vision du soin seraient plutôt :

  • la méditation ;
  • la relaxation ;
  • les herbes médicinales ;
  • les vitamines, les minéraux ;
  • les régimes exotiques, bios et artisanaux.

On parle ainsi de médecine alternative, complémentaire, naturelle, douce, holistique ou parallèle. Toutes ces appellations ont en commun de ne pas faire partie de l’enseignement usuel des facultés de médecine.

On trouve parmi les praticiens adeptes de la médecine holistique ces différentes spécialités (liste non exhaustive) : l'ostéopathie (qui arrive en tête des pratiques les mieux perçues avec 80 % de bonne image), la diététique (73 %), l’homéopathie (72 %), l'acupuncture et le shiatsu avec les médecins praticiens de MTC (médecine traditionnelle chinoise, 72 % de bonne image), l'étiopathie, le qi gong, l'hypnose.

Précautions à prendre concernant la médecine holistique

Comme les professions affiliées aux médecines parallèles ne sont pas toutes reconnues légalement, n'importe qui peut s'afficher comme thérapeute.

Beaucoup de ces spécialités dites « alternatives » sont souvent décriées par les praticiens conventionnels, et il convient de bien analyser la prise de risque si l'on ne s'en remet qu'à une médecine parallèle.

Les médecines alternatives doivent être envisagées comme un complément de traitement, surtout dans le cas de pathologies graves.

On pourra envisager un suivi par ces praticiens dans le cadre d'une modification de « terrain » dans les cas suivants par exemple :

  • allergies ;
  • coups de froid chroniques (dus à de la fatigue, au froid etc.) ;
  • fatigue chronique ;
  • maux de ventre (colopathie fonctionnelle) ;
  • maux de tête (type céphalées de tension).

D'une manière générale, tous les symptômes faisant suspecter une origine somatique peuvent être traités efficacement par une approche holistique.

On devra en revanche faire très attention à ne pas se passer de la médecine conventionnelle pour des pathologies plus graves comme le cancer ou d'autres maladies sérieuses (auto-immunes, chroniques dégénératives, rénales, etc.)

Dans tous les cas, demandez l'avis à votre médecin avant de prendre toute auto-médication.