Sommaire

L'hypersexualité concerne autant les femmes (la « nymphomanie ») que les hommes (le « satyriasisme »). Elle se traduit par une sexualité importante et compulsive avec des pensées obsessionnelles sur le plaisir sexuel. La libido prend tellement de place dans la vie de l’hypersexuel qu’elle engendre des conséquences négatives dans tous les domaines.

Le point dans notre article.

Hypersexualité : définition

L’hypersexualité se traduit non seulement par une libido exagérée, mais surtout par des idées obsessionnelles autour de la sexualité, ainsi que des conséquences négatives sur la vie quotidienne. Elle toucherait presque 3 % de la population. L’hypersexuel souffre de son envie quasi-permanente de plaisir sexuel.

La sexualité est compulsive. L’hypersexuel est dans une recherche continue et permanente de l’acte et du plaisir sexuel. Il ne s’agit donc pas seulement du nombre ou de la fréquence des rapports, mais de l’importance que prend la sexualité dans la vie quotidienne. Une souffrance psychologique, voire même une dépression ou des addictions, sont très fréquentes.

L’hypersexualité engendre un sentiment d’insatisfaction permanent. La personne a besoin de plus de plaisir sexuel et ne sent jamais vraiment satisfaite. Sa vie sociale, professionnelle, et familiale s’organise autour de l’acte sexuel, qu’il soit masturbatoire, virtuel, ou réel avec un ou plusieurs partenaires.

Symptômes de l’hypersexualité

L’hypersexualité est un trouble psychologique qui engendre une souffrance psychique importante avec des conséquences sur la vie quotidienne et les relations avec les autres. Elle se traduit par :

  • une obsession du plaisir sexuel ;
  • des compulsions à accomplir un acte sexuel (masturbatoire ou avec un ou plusieurs partenaires) ;
  • une sensation d’insatisfaction permanente, même en multipliant les relations ;
  • un besoin d’accomplir l’acte sexuel même s’il existe des risques ou des conséquences négatives ;
  • une libido exacerbée ;
  • une souffrance morale ;
  • des actes sexuels répétés, incontrôlables, sans motivation rationnelle claire ;
  • des conséquences négatives personnelles, familiales, professionnelles, financières ou médicales ;
  • un sentiment de honte et de culpabilité.

Pour conclure à une hypersexualité, il faut que le comportement dure depuis plusieurs mois et qu’il ne puisse pas être expliqué par une autre maladie (le trouble bipolaire par exemple) ou une prise de substance (comme la cocaïne ou les médicaments anti-parkinsoniens par exemple).

Hypersexualité : causes possibles

Les causes de l’hypersexualité sont multiples et se combinent entre elles pour expliquer la maladie :

  • Une cause psychologique : une carence affective pendant l’enfance, un choc psychologique, une rupture ou un manque de confiance en soi peuvent être à l’origine d’une hypersexualité.
  • Une cause neurologique : un dysfonctionnement du système de récompense cérébral peut être à l’origine d’une hypersexualité, et surtout de la compulsion, de la perte de contrôle et de la souffrance morale.   
  • Une cause environnementale : une forte exposition à la pornographie ou à des sexualités déviantes, ainsi que des éléments psychotraumatiques (agression sexuelle, viol).
  • Une cause hormonale : un excès de testostérone en particulier.

D’autres maladies peuvent engendrer une hypersexualité : le trouble bipolaire, la schizophrénie, un traumatisme crânien, une épilepsie, une maladie endocrinienne, la prise de substances comme la cocaïne, la prise de médicaments antiparkinsoniens.

Solutions en cas d’hypersexualité

L’hypersexualité engendre bien souvent un sentiment de honte, de culpabilité, voire une dépression du fait de l’impuissance à contrôler le comportement. Les conséquences sont nombreuses :

  • divorce, séparation, difficultés de couple ;
  • problèmes financier (dettes, prostitution, pornographie en ligne) ;
  • infection sexuellement transmises ;
  • perte d’emploi ;
  • addictions ;
  • dépression, voire suicide.

Il convient dans un premier temps de consulter un médecin (généraliste ou psychiatre) pour faire des examens complémentaires et rechercher une cause et des conséquences qui pourraient être traitées.

Le traitement repose ensuite sur les médicaments (antidépresseurs, régulateurs de l'humeur, hormones), et surtout les psychothérapies individuelles ou en groupe permettant de comprendre ce qui se passe et d’adapter son comportement. Des associations d’entraide et des thérapies familiales apportent aussi un soutien. 

Ces pros peuvent vous aider