Comment parler en public ? 7 conseils pratiques pour assurer

Parler en public… Tant de personnes sont stressées par cette situation ! Que ce soit au travail, en famille, entre amis, en petit comité ou devant un immense auditoire, prendre la parole en se sachant écouté et au cœur de l’attention générale est une situation délicate pour tous.

Nous sommes nombreux à avoir peur de rougir, de balbutier, de ne pas être à la hauteur, et en situation de stress ces angoisses prennent toute la place : nous sommes maladroits, mal à l'aise, et ne renvoyons pas l'image que nous souhaitions. Pour rendre ce moment moins terrible, voici nos 7 bottes secrètes pour assurer.

Penser à respirer

Lorsque le stress s’en mêle, chaque phrase est généralement débitée à vive allure. Soit que nous espérons que cet instant soit rapidement terminé, soit que le stress nous rende fébrile. À un moment, vous êtes essoufflé, votre auditoire le sent, et ça n'est agréable pour personne.

Comme pour tout exercice sportif, on ne se lance pas dans un discours sans un peu d’échauffement : une bonne « mise en jambe », relaxante, est la respiration abdominale.

  • Avant de prendre la parole, prenez quelques minutes pour vous installer au calme.
  • Prenez une longue bouffée d’air par le nez en gonflant le ventre et expirez par la bouche en le relâchant.

Ensuite, pendant votre discours, n’oubliez pas de faire des pauses. Cela permet de ralentir de rythme, de respirer, et à votre auditoire d’assimiler vos paroles. Le message sera plus clair et plus agréable à écouter.

 

Se mettre en condition

Bien respirer avant de prendre la parole en public est une bonne façon de chasser le stress. Pour ne pas balbutier ou bégayer, un petit échauffement peut permettre d’éviter les crispations du visage.

Les orthophonistes connaissent bien ce genre de troubles et préconisent quelques exercices de diction pour les éviter : faire des grimaces, articuler de façon exagérée quelques phrases types (Qui sont ces six sages Suisses ? / Le fisc fixe des taxes excessives au luxe et à l'exquis. / Etc !)… Chauffer votre voix avec quelques vocalises peut aussi avoir un effet apaisant.

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Trouver le bon rythme

Rien de pire qu’un orateur stressé qui débite son discours à toute allure ! Mais ça n'est pas mieux qu'un conférencier lent et apathique qui parle sur le même ton pendant des heures...

Écouter quelqu’un parler avec énergie et intérêt suscite toujours curiosité et attention, même si le sujet ne vous passionne pas de prime abord. Les intonations sont importantes mais les gestes et les mimiques parlent également. Transmettre une émotion est gage d’un auditoire conquis.

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Pensez à avoir de l'eau à proximité : avec le stress, on a souvent des sueurs, les mains moites, le cœur qui bat vite et la bouche terriblement sèche. Or, une bouche sèche gêne l'élocution et ne vous aide pas à vous sentir à l'aise.

Répéter sans apprendre par cœur

Lorsqu’il s’agit d’un discours organisé et programmé, on a généralement eu le temps de le préparer, de hiérarchiser le contenu, de concevoir un support pour dynamiser la présentation : diaporama, affiche, objets, etc. Deux situations sont à éviter :

  1. La lecture de son exposé sur papier ou sur diapositive : votre auditoire a le texte sous les yeux, vous n'avez pas de valeur ajoutée ! Un support doit rester un support, auquel vous vous référez pour illustrer votre propos, donner des exemples, des concepts clés.
  2. La récitation : il peut être rassurant, pour ceux qui ont une bonne mémoire, d'apprendre l'intégralité de son message. Le risque principal est d'avoir un propos désincarné, vide d'émotion, qui ne s'adaptera pas aux réactions que vous pourriez rencontrer, à un imprévu, à une question...

Pour cela l'entraînement est la solution ! La répétition, à voix haute idéalement, permet de mieux anticiper son discours : vous connaissez la durée de votre speech, vous trouvez naturellement des transitions, vous savez où sont les messages importants... Assurez-vous de maîtriser votre sujet, et vous serez décontracté et naturel.

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Regarder votre public

Difficile de ne pas avoir le regard fuyant lorsque l’on est intimidé. Lors d’une prise de parole en public, il est plus facile de fixer ses notes ou avoir les yeux dans le vague que de regarder clairement son auditoire.

L’attitude de l’orateur est essentielle et le contact visuel est fondamental : la plupart laisse traîner le regard sur l’audience, glissant d’une personne à l’autre sans accroche réelle. Il faut essayer d’établir une connexion significative. Le contact visuel doit être maintenu quelques secondes sur chaque personne, et ne pas hésiter à sourire à la personne en face de vous si vos yeux ne font que se croiser.

Imaginez que vous discutez face à face avec... plusieurs personnes en même temps !

 

Soigner le fond et la forme de votre discours

Un discours passionnant mais mal préparé peut être un véritable échec tout comme une belle présentation avec un contenu creux. Le fond et la forme sont à soigner presque autant l'un que l'autre, et pour commencer, le discours doit être adapté à votre public.

Essayez d’ajuster autant que faire se peut le contenu au niveau et aux besoins des auditeurs : on ne peut pas parler de la même façon à des étudiants et à des professionnels en activité. Pour cela, le fond doit correspondre aux références et connaissances des auditeurs, et la forme mettre en valeur les concepts et idées clés avec lesquels ils ne sont pas familiers.

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Apporter un grand soin à l’introduction et à la conclusion

Pour captiver d’emblée un auditoire, rien de mieux qu’une entrée en matière percutante : un élément frappant de votre sujet, une anecdote, un trait d'humour, une image, une vidéo... À vous de trouver comment commencer votre discours pour capter l'attention et susciter l'intérêt.

De la même façon votre conclusion doit être marquante : terminez par une déclaration forte et évitez de multiplier les items. Ni énumération, ni reprise de l'énoncé en résumé point par point... Plutôt quelques idées essentielles et synthétiques qui permettront de retenir vos messages clés.

Les séances de questions-réponses que l'on a l'habitude de trouver en fin d'exposé peuvent orienter la présentation sur un détail et faire oublier votre message final. À la place, vous pouvez dynamiser votre discours en insérant des temps d'échange à la fin de chaque chapitre ou partie importante.

Ooreka vous en dit plus

Parler en public est toujours un moment particulier : si certains ont un sens inné de l’exercice, pour une grande majorité, c'est une compétence qui s’acquiert avec le temps. Et dans tous les cas, c'est quelque chose qui se prépare et pour lequel on s'entraîne : pas de présentation réussie sans travail et répétition !

La persévérance est nécessaire pour maîtriser l'art oratoire. En vous confrontant à cette situation de parole en public souvent, vous aurez de plus en plus confiance en vous et plus impactant.

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